/
La carrière militaire de deux frères grenoblois Jacques et Michel Bourdis — Michel Mercier

En 1940, deux jeunes frères issus d’une famille de souche dauphinoise, Jacques et Michel Bourdis, n’acceptent pas la capitulation devant l’Allemagne.
Alors qu’il n’a pas encore vingt ans, Jacques rejoint l’Angleterre après avoir lu l’appel du 18 juin lancé par le général De Gaulle. Commence ainsi une longue et brillante carrière militaire qui lui vaudra les distinctions les plus élevées, le mènera au grade de général de corps d’armée et à de hautes fonctions.
Michel, son cadet de trois ans, s’engage « pour la durée de la guerre », suit une formation d’officier à l’école militaire de Cherchell, en Algérie, mais retournera à la vie civile fin 1945 pour exercer dans l’import-export.
Tous deux ont notamment participé, non sans dommages corporels, aux campagnes d’Afrique du Nord, d’Italie et de France.
Une généalogie ascendante, établie sur onze générations par Monique Bonvallet, complète et apporte des corrections à celle parue dans le n° 38 (deuxième trimestre 1984).
5 pages et 10 illustrations – résumé : Michel Fusy
Glaciéres d’antan — Anne Bojon

Dans les montagnes autour de Grenoble, quelques cavités naturelles et souterraines ont la particularité d’avoir une température négative toute l’année, et les eaux de pluie ou de fonte des neiges qui y pénètrent par infiltration se transforment en une glace pérenne qui peut atteindre plusieurs mètres d’épaisseur.
L’exploitation de ces glacières s’est développée au cours du XVIIesiècle, période pendant laquelle le commerce de la glace s’est intensifié, celle-ci étant de plus en plus prisée par les citadins. Les principales sources d’approvisionnement étaient les lacs et les étangs creusés à cet effet.
2 pages et 7 illustrations – résumé : Anne Bojon
Brève histoire du vignoble beaujolais du IXe au XIX* siècles et de ses héros du XIX’ siècle — Jean-Luc Boulat

De nombreuses donations mentionnées dans les cartulaires aux IXe et Xe siècles montrent que la vigne était cultivée en Beaujolais au Moyen Âge. Avant de connaître son actuelle implantation, le vignoble était concentré autour des villes et particulièrement en Lyonnais.
Au XVIIe siècle, la vente du vin du Beaujolais est autorisée partout dans le royaume. Un important commerce à destination de Paris s’organise ainsi par voie d’eau (Loire – canal de Briare – Seine) depuis le port de Pouilly-sous-Charlieu.
Le XIXesiècle connaît, d’une part, une extension considérable, annonçant la monoculture et, d’autre part, trois grandes crises dues à des agressions parasitaires.
La première attaque est celle de la pyrale, la deuxième est celle de l’oïdium et du mildiou, la plus terrible est celle du phylloxéra.
À chaque fois, la lutte sera victorieuse, personnifiée respectivement par Benoît Raclet, Victor Benoît Vermorel et Victor Pulliat. Une généalogie ascendante de ces « héros du Beaujolais » complète l’article.
7 pages et 24 illustrations comprenant 3 généalogies : Benoît RACLET, Victor Benoît VERMOREL et Victor PULLIAT – résumé : Michel Fusy
Les bateaux et la navigation sur l’Isère (I) — Alain Schramtxtch

1 – Les aménagements, la navigation et le trafic
D’après Dion Cassius, la première mention de bateaux sur l’Isère (Isara) date de 61 av. J.-C., lors de la révolte de Catugnat : « …le chef des Allobroges auquel se joignirent des habitants des bords de l’Isère vint en aide à ce pays. Manlius Lentinus n’avait pas osé les empêcher de franchir la rivière, parce qu’ils avaient un grand nombre de barques…». Cette date montre que très tôt les bateliers étaient organisés. En fait, au moins dès le Néolithique (4000 av. J.-C.), des barques, sinon des radeaux, pouvaient exister sur cette rivière, au moins pour la franchir.
2 – Le transport de marchandises au cours des âges
Les Allobroges étaient les maîtres des berges de la voie fluviale de l’Isère et le trafic fluvial était très important. En 37 av. J.-C., on cite en Savoie la corporation des bateliers, ratiarii voludnienses. Ils étaient contrôlés par la puissance publique.
Les marchandises transportées hors du pays étaient des matériaux de construction (pierres, marbres et bois), produits en terre cuite, vaisselle en céramique, résine, fromages, peaux et tissus de laine. Il faut y ajouter les esclaves.
Les importations venaient de fort loin via le Rhône : huile, garum, vin, huîtres et vaisselle de luxe.
4 pages et 9 illustrations – 2e partie page 95 – résumé : Anne Bojon
Une amputation en 1658 — Nicole Gotteland

Cet acte de 1658 d’un notaire de Chambéry relate les circonstances de l’amputation réussie de la jambe gangrénée d’un habitant de cette ville. L’acte décrit l’hébergement, les divers soins et les secours alimentaires dont a bénéficié l’opéré ; il énumère les contributions des personnes l’ayant assisté et secouru avant et après l’amputation effectuée par un chirurgien de Chambéry aidé par plusieurs confrères.
1 page et 2 illustrations – résumé : Denis Serve
Le citoyen Desonnaz et la Savoie, puis Genève, sous la Révolution 1791-1794 (II) — Roland Mallinjoud

La première partie a présenté le contexte de la création de la légion des Allobroges dans laquelle Jean Desonnaz s’est engagé en qualité de lieutenant en 1792. La légion, corps franc de volontaires, est rattachée à l’armée des Alpes commandée par le général Kellermann. Pour mettre un terme à divers problèmes d’indiscipline, Kellermann prescrit le transfert de la légion de Grenoble à Annecy puis à Rumillly.Suite à plusieurs incidents impliquant des soldats de la légion à Rumilly, Kellermann l’expédie alors à Montmélian en avril 1793. C’est le moment choisi par Desonnaz pour envoyer à la Convention à Paris une lettre d’accusation contre Kellermann avant de démissionner de la légion deux jours plus tard.
L’article contient le texte intégral de cette lettre dans laquelle Desonnaz expose ses nombreux griefs. La mise à mal du respect de la supériorité hiérarchique est illustrée dans une brève lettre de Desonnaz à Kellermann.
5 pages et 8 illustrations – résumé : Denis Serve
Les Marmonier, père et fils — Monique Bonvallet

Le docteur Marmonier père, Melchior Joseph, né à Montagnieu (38) dans les Terres Froides, est au début de sa carrière médecin militaire au camp de Fondouck dans la province d’Alger. Les fièvres tropicales l’obligent à rentrer en France. Il a 29 ans et vient alors s’établir à Domène. C’est un chirurgien et un accoucheur de grande qualité.
En janvier 1851, il pratique une transfusion sur une jeune accouchée. Cette première est un succès, qui eut un fort retentissement sur le plan national, à travers l’ensemble de la presse médicale et scientifique. Les conditions étaient inhabituelles : en-dehors d’un lieu médicalisé, avec pour seuls instruments la trousse de médecin, et comme assistance la population locale.
Parallèlement à sa profession, cet ami de Bergès est impliqué de près dans l’aventure de la houille blanche, et dans la vie économique du canton de Domène.
Des funérailles grandioses auront lieu à son décès en 1891.
Son fils, Charles Marmonier, médecin major comme son père, avait choisi comme sujet de thèse « La transfusion sanguine ». Il a publié de nombreux ouvrages, essentiellement sur l’hygiène. Il est à l’origine du monument élevé en 1892 en l’honneur de son père sur la place de l’église à Domène.
Une généalogie ascendante sur six générations complète l’article.
6 pages et 15 illustrations – résumé : Monique Bonvallet
Pierre Malespine, maître de forge à Saint-Étienne au XIXe siècle — André Pauze

Originaire du Lot-et-Garonne, Pierre Malespine est ouvrier forgeur à la journée à Saint-Étienne. En 1823, âgé de 24 ans, il crée un atelier de taillanderie au centre ville. Il épouse peu après la fille d’un cordier local.
Son ascension industrielle débute réellement trois ans plus tard avec l’installation d’une forge et d’une machine à vapeur, puis s’affirme en 1834 grâce à un prix obtenu à l’exposition de Paris.
En 1839, à la tête de trois usines, à Saint-Étienne, Valbenoîte et Rochetaillée, il emploie 115 ouvriers. Ces deux dernières manufactures sont ravagées par la mémorable crue du Furan du 10 juillet 1849.
Maître de forge novateur, impliqué un temps dans la vie municipale stéphanoise, Pierre Malespine s’éteint en 1855 dans sa résidence endommagée des Grandes Molières à Valbenoîte.
Généalogie ascendante de René Treillard — Jean Blachot

Cette généalogie ascendante de René Treillard (°1909-†1985) comporte cinq générations (Sosa 1 à 63) qui s’étendent du début du XVIIIe siècle à 1985.
Tous les lieux cités sont situés dans le département de l’Isère dans la région de Moirans-Voiron (Vourey, Tullins, Moirans, Voreppe, La Murette, Colombe, Châbons, Rives).
2 pages – 3 photographies dont 2 anciennes – résumé : Fernand Daval
Sous la Révolution, un curé cède officiellement les registres tout en continuant à rédiger les actes — Toutenu

Paru en pleine Révolution, le décret du 20 septembre 1792 bouleverse les règles de l’état civil. L’institution du divorce est sans doute la mesure la plus révolutionnaire et, dans les villes, elle connaît un succès immédiat. Autre nouveauté de taille : ce ne sont plus les curés qui tiennent les registres de baptêmes, mariages et sépultures, mais les « officiers publics » qui enregistrent les naissances, mariages, et décès. Le texte du décret est très précis dans la description de la tenue des registres.
Parmi d’autres exigences, on lui doit en particulier l’obligation de la mise en place des tables annuelles et décennales qui allaient devenir chères aux généalogistes.
Les curés se trouvent alors dans une position particulièrement difficile…
2 pages et 6 illustrations – résumé : Anne Bojon
Généalogie ascendante de Germaine Suzanne Choppard — Florance Sunx»t

Cette généalogie ascendante de Germaine Suzanne CHOPPARD (°1909-†1960) comporte cinq générations (Sosa 1 à 63) qui s’étendent du milieu du XVIIIe siècle à 1960.
Tous les lieux cités sont situés dans le nord de l’Isère et dans le Rhône (environs de Mions).
2 pages, 5 photos dont 4 anciennes – résumé : Fernand Daval
Le citoyen Desonnaz et la Savoie, puis Genève, sous la Révolution 1791-1794(III) — Roland Mallinjoud

La deuxième partie a exposé les événements ayant entraîné la démission de Desonnaz de son poste de lieutenant à la légion des Allobroges en avril 1793. Cette troisième partie est consacrée aux activités de Desonnaz à Genève de mai 1793 au début de l’année 1794. L’exposé est centré sur de larges extraits d’une abondante correspondance de Desonnaz avec Jacques Grenus, citoyen genevois exilé à Paris. Les deux amis confrontent leurs points de vue sur l’avenir de la république genevoise et sur l’évolution de la situation révolutionnaire. Les premières lettres citées reviennent sur l’activité révolutionnaire de Desonnaz à Paris et sur son engagement dans la légion des Allobroges. En 1792, Desonnaz avait espéré l’avènement d’une république des Allobroges qui aurait englobé la Savoie, le Valais, Genève et le pays de Vaud.
Dès mai 1793, Desonnaz mène une lutte personnelle pour la neutralité et l’indépendance de Genève vis-à-vis de la France. Cette position l’oppose à Jean Louis Soulavie résident français à Genève soutenu par Robespierre et il en vient à dénoncer une supposée conspiration de Soulavie et du général Carteaux, éphémère commandant de l’armée des Alpes en novembre 1793. Ce dernier point est l’objet de lettres reproduites ici et adressées par Desonnaz aux Jacobins à Paris.
Un encadré est consacré à la situation sociale de Genève après la Réforme
Une lettre d’Amélie Icard, rescapée du Titanic — Monique Bonvallet

Rose Amélie Icard, une française originaire du Vaucluse, au service de l’américaine Madame Martha Jones, fera le voyage en avril 1912 sur le Titanic. Rescapée, elle racontera maintes fois son aventure.
Installée dans le département de l’Isère, à Villard-de-Lans dans les années 1930, et à Grenoble dans les années 1940, elle mourut sans descendance en 1964.
Une lettre écrite par elle en 1955 à Madame Versein, une fille du premier mariage de l’époux de sa « patronne » est en ligne sur Internet début 2014 : http://imgur.com/a/0FqDT#xCvxdMp. Cette lettre, propriété de l’un des petits-enfants de Madame Versein, est riche de renseignements sur le naufrage.
À la suite de la lettre, quelques dates précisent ce que fut la vie iséroise de Rose Amélie Icard.
5 pages et 16 illustrations – résumé : Monique Bonvallet
Quelques prénoms rares et curieux au XIXe siècle — Denis Serve
Rechercher notre histoire ancestrale dans notre ADN — Bernard Béguet

Avec l’arrivée du numérique et de l’Internet, fini le passage aux archives : le travail du généalogiste est simplifié grâce à l’ordinateur, au logiciel de généalogie, à la mise en ligne des Archives départementales et à Geneanet.
Et en parallèle, au cours de ces vingt dernières années, s’est produite la révolution génétique avec, comme point d’orgue, le décryptage du génome humain.
Toutes ces découvertes ont dégagé de nouveaux horizons, avec une nouvelle approche de la généalogie grâce à trois outils élaborés pour tirer profit des caractéristiques spécifiques de l’ADN. On passe ainsi des archives papier aux archives ADN contenues dans chacune de nos cellules.
Ce n’est plus le patronyme ni l’état civil qui caractérisent une personne, mais les marqueurs génétiques moléculaires de son ADN. La généalogie devient génétique.
Quelles sont, avec cette nouvelle approche, les retombées pratiques pour le généalogiste habitué à son arbre généalogique ? Ce domaine inconnu, austère, opaque et peu familier pour la majorité va devenir abordable.
5 pages et 9 illustrations – résumé : Anne Bojon
La conservation et la restauration des objets en bois gorgés d’eau — Francis Bertrand

La présentation d’un chaland romain de 31 m de long au musée de l’Arles Antique a mis en lumière les techniques de conservation et de restauration d’objets archéologiques en bois gorgé d’eau issus de fouilles en milieu humide.
En effet, la conservation et la restauration d’objets archéologiques en matériau organique (bois, cuir, cordage, …) nécessite la mise en œuvre de traitements spécifiques permettant de sécher ces objets qui ont été préservés grâce à leur enfouissement dans un milieu humide, mais qui pourraient se détruire à l’air libre en l’absence d’un traitement adapté.
Cet article présente la problématique de la conservation du bois gorgé d’eau, puis les méthodes mises en œuvre pour sa conservation, avant de donner un aperçu rapide de l’atelier régional de conservation Nucléart (ARC-Nucléart).
3 pages et 12 illustrations – résumé : Anne Bojon
Les bateaux et la navigation sur l’Isère (II) — Alain Schrambach

3 – Les moyens des transports, conception, construction, usages
Sur toutes les rivières de France, exceptés les fleuves près de la jonction avec la mer (estuaires), les barques fluviales avaient un fond plat, sans quille, pour naviguer même en basses eaux sans risques d’échouage.
Dans le bassin du Rhône, la conception des coques se faisait selon la coutume « celto-rhodanienne ». Elle est connue d’après les épaves des lacs suisses du 1er siècle ap. J.-C. (Bevaix, Yverdon) et jusqu’au barquot de l’Isère du XIXesiècle, décrit par l’auteur en 2001. Ces barques, durant l’époque médiévale, étaient dénommées « plana » ou « plate ».
4 pages et 18 illustrations – 1ère partie en page 31 – résumé : Anne Bojon
Nul ne peut résister à Dieu et à sa colère- Vaise 1709 – — Guy Bérat

Nous sommes en 1709, Louis XIV règne sur la France depuis déjà 66 ans. Autour de l’église Saint-Pierre-aux-liens, la paroisse de Vaise, qui n’est pas encore rattachée à Lyon, compte alors moins d’un millier d’habitants. Elle est dirigée depuis une année par un curé qui enregistre scrupuleusement, comme l’édit d’octobre 1691 le lui impose, les actes de baptême, mariage et sépulture. Après avoir clos d’une belle arabesque le tout dernier acte de l’année, notre ecclésiastique prend l’heureuse initiative d’ajouter un texte sur le terrible hiver subi par ses paroissiens…
3 pages et 8 illustrations – résumé : Anne Bojon
Et nos rubriques habituelles
/ Questions
Réponses
Vu sur le Net
Vie des associations
Bibliographie et revue de Presse
Courrier des Lecteurs
Feuilletez la revue complète en format PDF. Cette opération est réservée aux abonnés a la revue Généalogie et Histoire du CEGRA connectés dans leur compte.
Pour les adhérents d’une association membre du CEGRA abonnez vous par le biais de celle-ci, sinon utilisez le formulaire correspondant
Pour disposer de la Revue en format papier haute qualité, utilisez le bon de commande

