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La saga judiciaire des Teisseire — Anne Bojon

Cet article consacré aux nombreux épisodes judiciaires allant de 1719 à 1882 pour plusieurs générations de Teisseire dont le nom est associé à une célébre marque de sirops de fruits. Le liquoriste Mathieu Teisseire initie cette saga familiale en fondant en 1720 à Grenoble la distillerie éponyme produisant le Ratafia, boisson associée à un élixir de cerises et d’eau-de-vie. Le succès de l’entreprise conduit Mathieu à s’approvisionner en cerises sans respecter les ordonnances de police et en 1749, il est condamné deux fois à des amendes.
Des procès se succèdent entre les deux fils aînés de Mathieu devenus concurrents pour la production du Ratafia. En 1811, Camille Teisseire, petit-fils de Mathieu, voit l’aboutissement de 40 ans de procédures liées à un projet d’assèchement des marais entourant un grand domaine acheté en 1745 vers Poisat par son grand-père. Enfin, Léonce Teisseire, avocat et conseiller à la cour de Grenoble, petit-fils de Camille est poursuivi disciplinairement en 1882 devant la cour de cassation pour un projet avorté de duel avec Édouard Rey, maire de Grenoble.
En conclusion, on trouve une généalogie succincte de la descendance de Mathieu Teisseire.
Le père Coton (1564-1626) — Claude Savard

Le père Coton est le fils cadet de Guichard Coton, capitaine-châtelain de Néronde en Forez. Destiné à une carrière de jésuite, ses études sont orientées vers le droit, mais animé par une solide foi catholique Pierre entre au noviciat des jésuites ; il étudie à Rome et prononce ses vœux.
Prédicateur talentueux dès 1590, Pierre Coton exerce à Lyon, Roanne, Avignon et Marseille ; il s’attache à la conversion des huguenots. En 1603, Pierre Coton est envoyé comme prédicateur à la cour de France auprès du roi Henri IV dont il devient le confesseur en 1608. Henri IV lui confie l’éducation du dauphin, le futur Louis XIII, dont il est le confesseur jusqu’en 1617, date de sa disgrâce à la cour. De 1617 à 1620 le père Coton reprend ses activités de prédicateur à Lyon puis à Bordeaux où il devient recteur du collège avant d’être nommé supérieur des jésuites d’Aquitaine et enfin provincial de France de la Compagnie de Jésus de 1625 à sa mort à Paris en mars 1626.
La sépulture du père Coton est à Roanne dans la chapelle du collège construit en 1618 à son initiative.
L’article s’achève avec l’évocation du père Lachaise, également jésuite, confesseur de Louis XIV, et petit-neveu du père Coton.
Le livre d’heures du duc Louis de Savoie — Roland Mallinjoud

Le livre d’heures du duc Louis de Savoie
Extrait du livre d’heures du duc de Savoie avec en fond l’image de la ville de Rumilly
Les livres d’heures sont des recueils d’offices et de prières à l’usage des fidèles, qui ne sont pas des livres officiels de la liturgie chrétienne. Le duc Amédée VIII de Savoie, père de Louis 1er de Savoie, est le commanditaire du « Livre d’heures du duc Louis de Savoie » probablement réalisé vers 1440 par deux peintres miniaturistes au service du duc.
D’après les connaisseurs de ce livre, dont l’original se trouve à la Bibliothèque Nationale à Paris, plusieurs paysages des miniatures seraient des reproductions de sites savoyards. Cette étude se rapporte à la planche XV représentant le duc Louis agenouillé devant la Sainte Trinité et contenant une vue miniature censée donner une représentation de Rumilly. L’auteur compare méthodiquement les principaux éléments de paysage de cette miniature avec ceux de l’espace concerné dans la mappe sarde de Rumilly en 1730 et il conclut que Rumilly est bien représenté dans ce livre essentiel de l’histoire savoyarde.
Le roi du Petchili à Saint-Étienne — André Pauze

Le Petchili occupait une partie de l’actuelle province du Hebei au nord-est de la Chine en bordure de la mer Jaune sur le golfe de Bohai.
Le gouverneur de cette contrée (le roi du Petchili) était alors une sorte de ministre des affaires étrangères représentant l’empereur de Chine. Sa venue en France en juillet 1896 s’insère dans un contexte de modernisation de l’armée chinoise d’où l’intérêt porté principalement aux visites d’usines d’armement au Creusot et à Saint-Étienne.
Les chroniques de la presse d’époque sont utilisées par l’auteur pour faire revivre les aspects protocolaires, les banquets et le déroulement des visites dans les usines stéphanoises le tout agrémenté par divers apartés relatifs aux coutumes des visiteurs.
Jean-Louis Ovize raconte « sa » guerre de 1870 — Jean Thivend

Jean Thivend, généalogiste grenoblois, présente un document rédigé par son arrière-grand-père Jean-Louis Ovize, menuisier charpentier (1844-1933) relatant quelques faits de « sa » guerre de 1870-1871. Pontonnier dans le 16e régiment d’artillerie, le soldat Ovize détaille le long parcours qui le mène de Lyon à Angers en passant par Toul, Paris, Sedan, Givet, Fumay et Rouen en utilisant le train, une voie navigable et la marche. Incorporé dans l’armée de la Loire, Jean-Louis Ovize participe aux combats de Coulmiers, Patay et Vendôme en novembre et décembre 1870 avant d’être fait prisonnier par les prussiens ; mais il s’évade rapidement. Après la signature de l’armistice en janvier 1871, Jean-Louis Ovize est envoyé à Toulouse avant de rejoindre Lyon en avril 1871.
Plusieurs encadrés apportent les compléments historiques utiles pour mieux suivre le récit.
Les années noires de Saint-Barthélemy-du-Gua — Andrée Bawas-lìxier

En s’appuyant sur les archives communales du Gua, cette chronique rapporte les malheurs ayant frappé le village de Saint-Barthélemy de cette commune du Gua de 1826 à 1828. Après la sécheresse et le gel en 1826, un violent incendie survient le 29 mars 1827 au centre du village dont les maisons très proches ont des toits de chaume. Le sinistre concerne 13 maisons, l’église et la cure ; il provoque la mort de 2 personnes et d’environ 100 bêtes (moutons et chèvres).
L’auteur nous donne de larges extraits des rapports de gendarmerie et des courriers du maire au préfet pour réclamer une aide financière. Cette chronique villageoise contient le détail des sommes allouées aux sinistrés par la commission chargée de la distribution des secours et le montant du produit de quelques collectes. La lenteur de l’administration est évoquée ainsi que les préliminaires des travaux de réfection des toitures. Des malheurs frappent encore ce village en 1828 avec un orage terrible en juillet et des pluies torrentielles en septembre.
Le mariage d’Henri IV et de Marie de Médicis — Francis Chos

Cette chronique relate le mariage d’Henri IV avec Marie de Médicis à l’aide d’images, de transcriptions et d’extraits de textes issus du site internet des archives municipales de Lyon. Les événements évoqués vont du mariage par procuration célébré le 5 octobre 1600 dans la cathédrale de Florence à la bénédiction nuptiale du 17 décembre 1600 en la primatiale Saint Jean de Lyon. Marie Médicis et sa suite arrivent à Marseille le 3 novembre et remontent la vallée du Rhône pour rejoindre Lyon au début décemb
Les textes sélectionnés rapportent les préoccupations d’Henri IV concernant le confort de ce voyage et l’organisation de l’accueil de la reine à Lyon. L’article s’achève avec l’acte de bénédiction nuptiale consigné dans le registre de l’église paroissiale de Sainte Croix et deux brefs témoignages rapportant la satisfaction d’Henri IV après sa première nuit conjugale.
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