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Les galères savoyardes (I) — Roland Mallinjoud

En 1726, un cordonnier rumillien, Jacques Perrissier, est condamné par le sénat de Chambéry, à « servir pour force S.M. dans ses galères pendant l’espace de cinq ans… » pour complicité dans l’évasion de deux soldats français déserteurs, arrêtés à Rumilly et logés dans une chambre du logis du « Petit Paris ». Mais il reste introuvable bien que l’activité maritime de la maison de Savoie, en méditerranée et sur le lac Léman, lui aient été, sans doute, peu connues. Mais les connaissons-nous mieux aujourd’hui ? Cet article se propose donc de jeter un regard rétrospectif sur l’histoire de la flotte battant pavillon rouge à croix blanche et sur ses galères.
Baptême du roi de Rome — Geneviève Arnold

Le 20 mars 1811, les vœux de Napoléon sont comblés : Marie-Louise d’Autriche le rend père d’un héritier qu’il a tant désiré ; car c’est pour l’obtenir qu’il a divorcé de Joséphine de Beauharnais. Baptisé Napoléon, François, Joseph, Charles, le jeune prince reçoit, dès sa naissance, le titre de « roi de Rome ». Le 9 juin 1811, sur les registres de mariages de Lyon, quinze mariages sont célébrés pour fêter le baptême du fils de Napoléon 1er, avec dot pour les filles et prime d’installation pour les garçons. Les comptes-rendus des conseils municipaux de Lyon en mars, avril et mai 1811 nous permettent de suivre la chronologie des préparatifs de cet événement et de connaître l’état-civil des nouveaux époux.
Le livret d’ouvrier de 1803 — M. -N. Olivier-Deschavannes

Le livret d’ouvrier a été créé par Napoléon Bonaparte en 1803, mais ses racines sont anciennes. Les premières pages reproduisent l’arrêté du 1er décembre 1803 (9 frimaire an XII) relatif au livret dont les ouvriers, travaillant en qualité de compagnons ou garçons, devront être pourvus. C’est une véritable pièce d’identité pour l’ouvrier. Outre une analyse de ce document par l’adhérent qui l’a trouvé dans les archives de ses arrière-grands-parents de Brignais, nous avons ici des reproductions de ce portefeuille ancien, fait d’un carton plié en deux, couvert de peau ou de quelque étoffe, et servant à renfermer des papiers.
Félix Neff – pasteur en Trièves — Bernard Coquet

Dans l’histoire du protestantisme en Trièves, commencée au milieu du XVIe siècle, Félix Neff ne fait qu’un bref passage entre décembre 1821 et avril 1827. Encore faut-il décompter les mois passés dans les Hautes-Alpes, plus nombreux que ceux passés dans le Trièves. On pourrait être tenté de penser que ces quelques années n’ont peut-être pas eu une grande importance pour ce pays. Ce serait manquer un moment particulier de l’histoire du territoire, plus important par l’originalité des situations et l’intensité des faits vécus que par leur durée. Félix Neff ne s’est pas retrouvé par hasard dans cette région des Alpes, restée longtemps à l’écart des grands courants de circulation et marquée par une géographie propre à lui assurer une identité et une personnalité particulières. Il est venu y conduire une véritable mission, une mission de reconquête.
Une généalogie de la famille Neff, d’origine suisse, commentée par l’auteur, complète ce tableau du protestantisme dans les Alpes entre le XVIe et le XIXe siècle.
Michel Yermoloff général de l’armée russe — Gérani

Cet article retrace la vie de Michel Yermoloff, un général de l’armée russe qui vint s’installer en France suite à son mariage à une française de santé fragile. Il finit ses jours en Dauphiné, membre de l’Académie delphinale, et fonda avec les Petites Sœurs des Pauvres l’asile de vieillards Saint-Michel à La Tronche.
Africains, morts pour la France, au cimetière de La Mulatière — Frédéric Couffin

Beaucoup de Lyonnais connaissent le Tata sénégalais, nécropole nationale, à Chasselay dans le Beaujolais, où furent inhumés cent quatre-vingt-huit soldats africains. Dans un coin du cimetière de La Mulatière, il existe également un caveau au style oriental et une fosse anonyme dont seuls quelques édiles connaissaient l’existence. Cet article propose de remettre en mémoire l’histoire attachée à ce caveau. Pour le quatre-vingt dixième anniversaire de l’armistice de 1918, le ministère des armées et le secrétariat d’État aux anciens combattants donnèrent un certain éclat aux manifestations commémorant la fin de ce conflit : le monument fut restauré et une cérémonie commémorative eut lieu le 9 novembre 2008.
La maison forte des Pangots — P. et M Hendboëg

Cette belle demeure, contemporaine de la présence à Saint-Sauveur (38), entre 1150 et 1350, de l’ordre religieux et militaire des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, a été maintes fois remaniée par ses différents propriétaires.
Philibert Pauze curé de Firminy — André Pauze

En mars 1723, ultime année de la Régence, l’archevêque de Lyon désigna Messire Philibert Pauze, prêtre sociétaire de la cure de Saint-Étienne, comme successeur du curé de la bonne ville de Firminy. Philibert administra la paroisse environ 24 mois. Alors, pourquoi disserter sur cet homme qui occupa la scène appelouse un laps de temps aussi court, une goutte d’eau dans l’océan ? Tout simplement parce que les documents existent, attendant leur exploitation. Les petits rus font les grandes rivières !
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