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Résumé GH149

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Quand on parle de l’immigration italienne en France aux XVIe et XVIIe siècles, il faut abandonner les clichés que l’on a en tête lorsqu’on aborde actuellement ce sujet. Les migrants ne sont pas des miséreux fuyant leur pays pour des raisons économiques, mais au contraire des individus ayant une certaine aisance financière et surtout une supériorité technique, commerciale ou artistique sur les habitants du royaume de France.
Cette étude retrace le déclin de l’industrie du fer dans le mandement d’Allevard et sur le balcon de Belledonne au milieu du XVIe siècle et son nouvel essor au début du XVIIe grâce à ces immigrants italiens qui apportèrent de nouvelles techniques de fabrication. On les retrouve également dans les mines de fer de Chartreuse. Enfin il y a le cas des Valdôtains qui étaient des maçons très appréciés. Une étude des registres permet de mieux cerner les spécialisations de ces immigrants, leurs lieux de provenance et la francisation de leurs noms. La généalogie descendante de deux familles retrace l’implantation de ces transalpins en terre dauphinoise.

C’est l’histoire des familles Mourguet/Esterle/Petit, ascendants de Laurent Mourguet, père de Guignol. Un groupe de recherches généalogiques à Sainte-Foy-lès-Lyon (OFTA), dirigé par Sylvette Dechandon, a entrepris la généalogie de Laurent Mourguet, ainsi que celle de Jeanne Esterle, sa femme, a priori originaire de Sainte-Foy. À leur grande surprise, la plaque commémorative, à l’entrée du cinéma Mourguet à Sainte-Foy, s’est révélée erronée ! Les recherches furent longues et difficiles avant de pouvoir assurer, preuves à l’appui, que la « Jeanne de la plaque » était la cousine germaine de la véritable Jeanne, épouse de Laurent Mourguet.

Cette histoire de la famille Mourguet/Esterle/Petit sera disponible sur le site de la SGLB, voire sur cdrom sur demande particulière.

Ses recherches généalogiques ont amené Jean-Paul Métailler à s’intéresser à la population protestante de cette région à la limite de la Drôme et des Hautes-Alpes aux XVIIe et XVIIIesiècles. De nombreux habitants ont été condamnés aux galères pour « contravention aux Édits ». Il décrit les conditions misérables de leur détention et comment quatre d’entre eux ont été pendus à La Beaume-des-Arnauds.

Un émigrant stéphanois au Québec, dans la région du lac Champlain, compte ouvrir un commerce. Il emporte avec lui une malle pleine de marchandises. Il se lie avec un compatriote qui lui propose une association, puis il disparait. Son corps est retrouvé dans une rivière.
Le compagnon peu recommandable est vite retrouvé en possession de la malle du disparu, convaincu d’assassinat et condamné à mort.

En 1866, Jean-Pierre Bozon-Verduraz et son épouse Séraphine Martin-Frère, tous deux issus de familles terriennes des Villards, s’installent à Saint-Étienne-de-Cuines, en Maurienne. D’abord aubergiste et épicier, Jean-Pierre Bozon-Verduraz crée, avec son fils Emmanuel, en 1884, une société ayant pour objet « le commerce de boulangerie, épicerie, mercerie, quincaillerie, ferronnerie et meunerie ». La même année, il va racheter les installations d’une entreprise qui détenait la force hydraulique du Bial, dérivé du Glandon. Cela va lui permettre de faire fonctionner un moulin qui fournit rapidement la matière première nécessaire à une fabrique de pâtes. Connues à leurs débuts sous le nom de « Bozon-Verduraz », les pâtes deviendront les fameuses « Pâtes LA LUNE » de notre enfance. Au travers de témoignages d’anciens ouvriers, cet article retrace la vie de cette entreprise, son évolution, son influence sur la vie de la commune jusqu’à sa fermeture en 1952.

L’année 2012 marque le centenaire du naufrage du Titanic. De nombreuses manifestations commémoreront, à travers le monde, ce tragique événement. Henri Jaillet était chef pâtissier sur le luxueux paquebot de la White Star Line. Il a péri avec presque tous ses confrères des cuisines. Seuls trois membres de la brigade du restaurant « A la carte » survécurent à la catastrophe. Nous suivons le parcours professionnel de ce Lyonnais, et nous nous aventurons dans l’univers des cuisines et des restaurants à bord du paquebot. Puis il y a un « après-naufrage » avec la recherche du corps, l’inhumation en Nouvelle-Écosse et le soutien financier de la famille qu’il a laissée.

Le sous-sol de Savoie est riche en argile et les Romains l’utilisaient pour fabriquer des tuiles. La technique fut ensuite oubliée pour être « redécouverte » au XVIIe siècle. Les étapes successives de la fabrication des tuiles sont expliquées.
L’avant-pays savoyard est riche en anciennes tuileries. L’auteur cite plusieurs lieux et familles liés à cette industrie manuelle, qui a finalement succombé à la concurrence de la tuile mécanique.

Jean-Loup Ricord en utilisant des extraits des procès verbaux de la société dauphinoise d’ethnologie et d’archéologie de 1952 et 1954 nous fait découvrir ou se remémorer d’anciens métiers aujourd’hui disparus :

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