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Maître de poste :une histoire de familles — Jean-Luc Boulat

Cet article traite de la création et du fonctionnement du service postal. Les recherches généalogiques nous renseignent sur des métiers, aujourd’hui disparus, comme par exemple celui de maître de poste.
De riches laboureurs vont accéder à ce métier en achetant le brevet de maître de poste. Ils savent lire, écrire et compter. Ils vont asseoir et étendre leur fortune et devenir des notables locaux. Ils seront à la fois maître de poste et aubergiste. L’accent est mis sur le relais de La Fontaine à Machézal. Il se situe sur la route de Paris à Lyon par Roanne. Son histoire s’étale de 1580 jusqu’au début du XXe siècle. Il concerne la famille Boulat et leurs alliés.
Les alliances entre « ces familles d’aubergistes », maîtres de poste et propriétaires terriens de la région, permettaient d’accroître leurs possessions et de s’élever dans la hiérarchie sociale, par exemple grâce à l’acquisition d’un office d’huissier. Ils formaient une véritable coterie.
Un service de messagerie royale a été créé dès 1477 : les chevaucheurs. Louis XI divise ce service en deux groupes, « les courriers transporteurs de missives » et ceux chargés de fournir les chevaux « les postes assises » qui prendront le titre de maître de poste.
Quand la pluie artificielle tombait sur nous — Philo Barralon

Dans le journal La Tribune du samedi 7 et du dimanche 8 octobre 1950, le journaliste mentionne que « cet automne la question de l’eau pose un grave problème pour la ville de Saint–Chamond (42) , car les réserves de la Rive sont maintenant insuffisantes ». Le barrage de la Rive qui alimente cette ville était pratiquement à sec, en raison de la sécheresse persistante et la situation devenait inquiétante, tant pour la population que pour l’industrie.
Une expérience de pluie artificielle est donc décidée et tentée pour la première fois en Europe. Les nuages ont été bombardés pour faire tomber la pluie.
La technique est la suivante : à l’aide de fusées portant un obus, le nuage est bombardé (un gros cumulus peut délivrer jusqu’à 100 000 m3 d’eau. L’opération n’a pas été un succès, car les vents ont changé rapidement de direction et se sont écartés du site du barrage. On peut disperser des nuages mais on ne sait pas concentrer la pluie sur une zone.
Une affaire sordide — Pascal Beyls

L’histoire commence en mai 1816. À Septême (38), petite ville près de Vienne où se trouve une ferme tenue par un cultivateur, Jean-Michel. Il s’est marié avec Antoinette Godard. Elle est âgée d’environ 30 ans. Ce couple a engagé une jeune fille Jeanne Decour surnommée Carabin. Cette dernière prépare chaque jour la soupe pour la maisonnée. La maîtresse se dispute avec Jeanne et souhaite son départ. Antoinette étant jalouse de sa servante, avait simulé son empoisonnement, après avoir consommé cette soupe prétendument empoisonnée à l’arsenic, pour l’accuser et la mettre à la porte sans la payer. Mais elle n’avait pas prévu que sa domestique se rebellerait.
Jeanne est emprisonnée, condamnée à la peine de mort. Son pourvoi est rejeté et elle est exécutée le 12 février 1817, Place Grenette à Grenoble.
À quelque temps de là, Antoinette Godard, sur son lit de mort fait appeler le curé de sa paroisse et se confesse, d’avoir injustement accusé la jeune fille.
Jean-Jacques Rousseau en Dauphiné — Gustave Vellein

Gustave Vellein (1848-1930), érudit dauphinois, qui avait une véritable passion pour l’histoire de sa province, nous conte une anecdote savoureuse se déroulant pendant le séjour que fit le philosophe dans le Dauphiné en 1768.
Un médecin de Saint-Vallier, Joachim Gagnière, avait écrit un ouvrage en vers alexandrins sur les principes de physique, où il traite du système planétaire et des grandeurs qui s’y rattachent. Ce dernier crut bon de soumettre ses rimes à l’appréciation de Jean-Jacques Rousseau, et se rendit, dans une saison rigoureuse près de Bourgoin, où il séjournait.
L’auteur du livre, croyant bon de ne pas se présenter sans s’annoncer, fit porter le 13 février 1770 une lettre pour solliciter une entrevue auprès du grand homme. La réponse ne se fit pas attendre, elle fut cinglante et signifia son refus. Le médecin exprima sa déception et son mécontentement dans une seconde lettre adressée au philosophe en lui décochant des traits de sa mauvaise humeur.
Quelques vieux métiers — Jean-Loup Ricord

Extraits des procès verbaux de la société dauphinoise d’ethnologie et d’archéologie de 1952 et 1954.
Liste des vieux métiers explicités :
Vendeur de pastilles contre la toux,
Marchande de lard,
Marchand de vieux souliers,
Marchande de fèves,
Marchand d’asticots,
Montreur d’ours,
Enleveur de neige,
Glaneuses.
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