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Déodat Gratet de Dolomieu (I) — Guy Gardien

Ce noble dauphinois est surtout connu pour ses contributions aux sciences de la terre. Très tôt introduit à l’ordre de Malte, Déodat de Dolomieu prononce les vœux exigés et s’engage chez les carabiniers à 15 ans. En garnison à Metz en 1771, Déodat s’initie aux sciences. Des voyages en Italie et au Portugal font naître une passion pour les volcans, Déodat transmet ses observations à l’Académie des Sciences.
Vers 1780 Déodat abandonne son activité militaire pour se consacrer à des recherches en volcanologie et en minéralogie. En 1789, Déodat découvre en Italie une roche calcaire aux caractéristiques nouvelles qui vont être reconnues par la communauté scientifique avec les noms de dolomie et dolomite proposés pour honorer leur découvreur. La Révolution et les événements tragiques ultérieurs affectent fortement la famille Gratet de Dolomieu, Déodat échappe miraculeusement à la mort en 1792. Il entame une carrière d’enseignant dans de prestigieuses écoles parisiennes en parallèle avec une fonction d’inspecteur du Corps des Mines. C’est ainsi que Déodat découvre l’anthracite lors d’une visite en Tarentaise.
7 pages, 20 illustrations, notes et sources principales
Sortilège pour faire fortune à Méry-sur-AIby en 1756 (II) — Roland Mallinjoud

La première partie, publiée dans n° 155, a présenté l’instigateur du sortilège et les préparatifs d’une cérémonie rituelle suivie de rumeurs de sorcellerie. Cette seconde partie détaille le volet judiciaire qui débute par des fouilles et perquisitions suivies par l’emprisonnement de quatre acteurs présumés en décembre 1756. Les juges vérifient les allégations de sacrilège et établissent le déroulement de la cérémonie où a officié un prétendu abbé qui n’a pas répondu aux espérances des participants. Nous découvrons le déroulement d’un procès criminel en Savoie et les diverses condamnations de bannissement prononcées dans un contexte de certains prévenus en fuite et de condamnés évadés qui sont invités à rejoindre la prison.
4 pages et demi, 9 illustrations
Marcellin Allard — André Pauze

Marcellin Allard né vers 1555
Né vers 1555, fils d’un marchand stéphanois de soieries, Marcellin Allard exerce la profession de son père ; mais le commerce va être plongé dans un marasme consécutif aux guerres de religion. Marcellin s’intéresse à la littérature et compose un ouvrage révélant son talent de conteur et une philosophie rabelaisienne. Cette œuvre a été publiée à Paris sous le titre « La Gazette Française par Marcellin Allard, forésien avec privilège du Roy » en 1605 peu de temps avant le décès de l’auteur survenu entre 1610 et 1613.
La vie de Marcellin Allard se calque approximativement sur la durée des guerres de religion et elle approche les dates de naissance et de décès d’Henri IV (1553-1610) l’artisan de la pacification du royaume. L’auteur expose chronologiquement les principaux heurts et malheurs de Saint-Étienne et de sa région de 1562 à 1616 en parallèle à la vie de Marcellin. Les incursions des huguenots en 1562 et 1570 sont suivies de nombreux épisodes sanglants des affrontements entre catholiques et protestants.
Cet article s’achève avec une notice signalant que la « Gazette Française » de Marcellin Allard a eu récemment une adaptation dramatique intitulée « La Guerre de Rochefontaine ».
5 pages et 15 illustrations
La Ville Une indépendance éphémère (I) — Michel Fusy

La Ville est une petite localité montueuse et enclavée des contreforts ouest du Haut-Beaujolais. Du néolithique à la veille de la Révolution française, son histoire se confond étroitement avec celle de « la région de Cours ».
La première partie de l’article est consacrée à cette longue période et comporte d’utiles indications géographiques, historiques, toponymiques.
Elle aborde la lente émergence de ce bout de vallée, sous les sires de Beaujeu pour le temporel et les bénédictins de l’abbaye de Charlieu pour le spirituel.
Au XVIIIesiècle, le développement de l’activité textile va permettre à une population quasi exclusivement paysanne de rester au pays.
On entrevoit l’essor démographique et industriel des deux siècles suivants, au cours desquels les habitants de La Ville vont obtenir et vivre une indépendance qui se révèlera éphémère. Ce sera l’objet de la seconde partie de l’article.
Deux textes anecdotiques sont annexés. On y découvre en particulier l’origine du curieux nom donné aux natifs et habitants de La Ville, les Lilipanpans.
5 pages et 12 illustrations
Le rêve fou de François Zacharie et le canal de Givors — Groupe de généalogie de Sainte-Foy-lès-Lyon

François Zacharie, maître horloger lyonnais, obtient une autorisation royale pour construire un canal par la vallée du Gier afin de relier Givors à Rive-de-Gier. Débutée en 1763, la construction se heurte à de nombreuses oppositions et difficultés. Après la mort de François Zacharie en 1768, les travaux sont poursuivis par son fils Guillaume avec l’aide d’une société d’actionnaires qui assurera l’exploitation du canal après 1780. La Révolution a des conséquences néfastes sur certains actionnaires et, de plus, elle entraîne la séquestration (ou nationalisation) du canal pendant une année. Le canal connaît une période de prospérité de 1800 à 1830 avant de subir la forte concurrence de la ligne ferroviaire Lyon – Saint-Étienne qui s’impose pour le transport des marchandises. L’arrêt complet de l’exploitation du canal est suivi de son rachat par l’État et de son déclassement des voies navigables.
À son décès en 1787, Guillaume Zacharie laisse des enfants mineurs d’où la réalisation d’un inventaire de ses biens. La transcription de cet inventaire a été effectuée par un groupe de généalogistes de Sainte-Foy-lès-Lyon qui a reconstitué la disposition des lieux, et l’emplacement du mobilier, de l’appartement lyonnais du maître horloger.
5 pages et 12 illustrations
Cambriolage à Saint-Barthélemy-du-Gua — Andrée Barras- Tixier

Un jour de 1764, pendant la messe, un vol de substances toxiques (opium, arsenic) et de documents est commis chez un personnage important du village de Saint-Barthélemy-du-Gua. Les divers témoignages recueillis accusent un individu qui nie être le voleur. Les archives de ce procès nous donnent une image vivante du quotidien d’un village à cette époque.
3 pages et 6 illustrations
Changement de patronyme — Jean-Yves Roncin

Deux cas de changement de patronyme et de prénom sont survenus dans le département de la Loire dans une même famille pour un maçon, natif de la Creuse, en 1783 et son petit-fils en 1835 lors de leurs mariages. Le fait le plus surprenant est l’usurpation de patronyme que réalise le second individu à la fois lors de son contrat de mariage et lors des déclarations de naissance de ses deux enfants. Tout généalogiste doit rester vigilant car tout type d’acte peut contenir de grossières erreurs jusqu’à la fin du XIXesiècle.
1 page et 3 illustrations
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