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Déodat Gratet de Dolomieu (II) — Guy Gardien

En mai 1798 Déodat de Dolomieu embarque à Toulon avec l’expédition d’Égypte montée par Bonaparte qui au passage s’empare de l’île de Malte. En Égypte, Déodat étudie le mécanisme d’altération des pierres des monuments antiques, mais des problèmes de santé le conduisent à revenir en France. Le navire de retour est malmené par des tempêtes et il s’échoue en mars 1799 dans le golf de Tarente où les passagers sont mis en détention.Transféré à Messine, Déodat s’y retrouve prisonnier d’État du royaume des deux Siciles. La détention très pénible de Déodat, pendant 21 mois, s’achève en mars 1801 grâce à des démarches diplomatiques et aux succès de Bonaparte lors de la campagne d’Italie.
À son retour à Paris, Déodat est fêté à l’École des mines et il inaugure la chaire de minéralogie et de géologie de l’Institut. D’août à mi-octobre 1801, Déodat entreprend un long voyage dans les Alpes et en Suisse qui ne rétablit pas sa santé délabrée par une longue captivité. Déodat se retire chez sa sœur à Châteauneuf-en-Charolais où il décède le 28 novembre 1801.
De nos jours, Déodat de Dolomieu jouit encore d’une renommée internationale méritée, associée à sa contribution à la géologie d’observation.
L’article est complété par la généalogie ascendante de Déodat sur cinq générations.
6 pages – 16 illustrations – résumé : Denis Serve
La bataille de Marsangues — Jean-Claude Dumolard

Les combats opposant les troupes de Napoléon aux troupes autrichiennes, en début d’année 1814, sont connus sous le nom de la campagne de France ; essentiellement associée au front de la Champagne, elle a aussi concerné la région lyonnaise.
Commandée par le maréchal Augereau, l’armée de Lyon remporte quelques succès fin février 1814, l’arrivée de renforts autrichiens se dirigeant vers Mâcon contraint Augereau à revenir défendre lyon. À la mi-mars, en vallée de Saône, les Autrichiens sont en nombre très supérieur aux dix milliers de soldats d’Augereau. Le 17 mars 1814 les belligérants se positionnent en divers points stratégiques sur la rive droite de la Saône. Le 18 mars des combats furieux se déroulent autour de Marzé, de Saint-Georges et en particulier au lieu-dit de Marsangues. Augereau se voit contraint d’ordonner la retraite au cours de laquelle de féroces combats de cavalerie ont lieu vers Arnas. Les troupes françaises en infériorité numérique infligent des pertes sévères à l’ennemi, la retraite se déroule en bon ordre et au soir du 18 mars les Autrichiens sont aux portes de Lyon. La bataille se poursuit autour de Lyon où les Autrichiens entrent le 21 mars tandis que Paris tombe le 31 mars. La commémoration de ces combats a été célébrée à Arnas en février 2014.
L’article est complété par une analyse des divers jugements portés sur Augereau à propos de cette campagne de Lyon.
4 pages – 11 illustrations – 2 encadrés – résumé : Denis Serve
Le citoyen Desonnaz et la Savoie, puis Genève, sous la Révolution (T) — Roland Mallinjoud

Cette étude est consacrée à l’activité des révolutionnaires suisses à partir de 1791 et, plus particulièrement, à leur participation aux événements liés à l’annexion de la Savoie en 1792 et aux insurrections populaires de 1794 à Genève.
En préambule, l’auteur donne de brefs rappels historiques : d’abord pour la France avec la Révolution à Paris et l’avènement de la République puis pour la république de Genève gouvernée par un Conseil composé d’aristocrates.
L’assemblée législatives décrète en août 1792 la formation de la légion des Allobroges dans laquelle s’enrôlent des réfugiés savoyards et des déserteurs sardes. Cette légion, commandée par Desaix, est équipée à Grenoble dès le début de septembre 1792 et elle participe à l’invasion de la Savoie au côté de l’armée du Midi aux ordres du général Montesquiou. L’armée sarde se replie très rapidement vers le Piémont, les Français occupent la Savoie dont la majorité des assemblées communales est favorable à la réunion de la Savoie à la France.
L’annexion de la Savoie, sous le nom de département du Mont-Blanc, est officialisée par la Convention le 27 novembre 1792.
La tentative de conquête de Genève s’annonce beaucoup plus difficile par suite de la défection de Montesquiou.
4 pages – 8 illustrations – résumé : Denis Serve
Mars 2014, faites des maires ! — Monique Bonvallet

Ce petit texte est consacré aux mots désignant les magistrats chargés de l’administration de diverses communautés du IXe au XXe siècle, en rappelant l’origine du terme usité et la fonction correspondante : maire, prévôt, consul et capitoul. Elle est complétée par un bref historique du droit de vote et la liste des premiers maires des principales villes de la région Rhône-Alpes.
1 page – 2 illustrations – résumé : Denis Serve
Le château du Clapier — André Pauze

Ce texte est consacré à un château construit à Saint-Étienne probablement au début du XIIIe siècle. Après l’évocation des possesseurs successifs de ce château aux XVe et XVIe siècles, l’accent est mis sur la famille de Solleysel qui se chargea de sa rénovation au début du XVIIe siècle.
Ce texte est consacré à un château construit à Saint-Étienne probablement au début du XIIIe siècle. Après l’évocation des possesseurs successifs de ce château aux XVe et XVIe siècles, l’accent est mis sur la famille de Solleysel qui se chargea de sa rénovation au début du XVIIe siècle.
Au cours du XVIIIe siècle, le château tombe successivement dans le giron d’au moins quatre propriétaires parmi lesquels la famille Giry de Vaux se distingue en transformant le domaine du Clapier en champ d’exploitation minière malgré la survenue de divers aléas. Vendu au feu des enchères après 1789, le domaine passe entre les mains d’un nouveau maître intéressé uniquement par le sous-sol charbonneux. Le château fortement dégradé est investit par des familles de locataires. À l’automne 1857, trois maisons situées près du domaine du Clapier s’écroulent tandis que de larges fissures sont visibles sur les murs du château. Le préfet fait évacuer les locataires du château qui est démoli durant l’année 1858. L’ère industrielle naissante a ainsi signé l’arrêt de mort du château symbole de la féodalité.
4 pages – 9 illustrations – résumé : Denis Serve
Généalogie ascendante de Paul Blachot — Jean Blachot

Cette généalogie ascendante de Paul Blachot (°1906-†1985) comporte cinq générations (Sosa 1 à 63) qui s’étendent de 1764 à 1985.
Tous les lieux cités sont situés dans le département de l’Isère dans la région de Moirans-Voiron (Vourey, Saint-Jean-de-Moirans, Saint-Blaise-du-Buis, Vinay, Saint-Laurent-du-Pont, Réaumont, Renage, Tullins, Charnècles, Apprieu).
2 pages – 4 photographies anciennes – résumé : Fernand Daval
Dispute autour de la bannière des pénitents de Condrieu — Piene Vaganay

Ce document est un acte notarié de 1729 relatant une dispute survenue au sein de la confrérie des pénitents blancs de Notre Dame du Confalon rattachée à l’église paroissiale de Condrieu.
Une bannière de procession récemment achetée par la confrérie est à l’origine du conflit opposant les membres du Conseil, tous notables de la paroisse, à un groupe de pénitents peu instruits de leurs devoirs au sein de l’église paroissiale. Établi à la demande des membres du dit Conseil, cet acte notarié, rapporte certaines péripéties de la dispute et la condamnation morale des contrevenants avant d’énoncer les dispositions à respecter pour l’usage de la bannière.
2 pages – 6 illustrations – résumé : Denis Serve
Généalogie ascendante de Louis Jolivet — Pierre Jolivet

Cette généalogie ascendante de Louis Jolivet (°1918-†1989) comporte cinq générations (Sosa 1 à 63) qui s’étendent de 1777 à 1989.
Tous les lieux cités sont en majorité situés dans le département de la Loire dans la région de Saint-Étienne (Villars, Saint-Maurice-en-Gourgois, Saint-Just-Saint-Rambert, Saint-Nizier-de-Fornas, Saint-Genest-Lerpt, Saint-Bonnet-le-Château, Ronzier-en-Donzy, etc.), avec une branche dans le Puy-de-Dôme (Clermont-Ferrand, Thiers, Mondière, Puy-Guillaume) et une autre dans le Rhône (Lyon, Morancé).
2 pages – 4 illustrations – résumé : Fernand Daval
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