/
Fraternisation en 1915 — Françoise Van Wetter

À partir d’une exposition photographique réalisée par l’AREDES, Françoise Van Wetter nous transmet quelques extraits des carnets écrits par son grand-père, mobilisé comme sergent fourrier au 97e régiment d’infanterie de Chambéry. Ces carnets retracent sa vie quotidienne de soldat pendant toute la durée de la mobilisation.
Les extraits choisis, écrits pendant la première moitié du mois de décembre 1915, relatent des scènes de fraternisation entre sa compagnie et le 1er Bavarois. Mais malgré tout, la guerre reste omniprésente.
2 pages – 5 illustrations – résumé : Michel Henry
Le fonds d’archives privées du château de Sassenage — Pierre Pluchot

L’auteur nous présente le fonds d’archives privées du château de Sassenage qu’il a classé et entièrement inventorié durant sept années d’un travail régulier. Ces archives, généralement en très bon état, contiennent environ 120 000 pièces avec un millier de parchemins et plusieurs dizaines de terriers, de cartes et plans.
Ces archives des familles Béranger-Sassenage concernent de nombreuses communes de l’ancienne province du Dauphiné et plus ponctuellement d’une dizaine d’autres provinces d’où étaient originaires de grandes familles alliées aux propriétaires du château de Sassenage.
L’auteur expose la méthodologie adoptée pour réaliser l’inventaire et classer le fonds avant de bâtir une grande base informatisée de données après numérisation de tous les types de documents qui seront accessibles à tous les curieux passionnés d’histoire et de généalogie. Le corps de l’article décrit en détail l’inventaire et le contenu des diverses séries : lots de correspondance, nombreux actes notariés, pièces comptables et baux à ferme concernant diverses possessions, quittances et mémoires divers.
8 pages – 13 illustrations – résumé : Denis Serve
La tragédie d’un « enfant du siècle » (l) — Jean Benoist

L’article retrace la destinée tragique d’Adolphe Louis Timoléon de Gratet Dupré, né en 1795 à Meudenin, alors hameau de la Bâtie-Montgascon (38). Appartenant à une famille aisée, descendante des marquis de Dolomieu, il est admis à l’École militaire de Saint-Cyr et s’engage à dix-huit ans dans l’armée impériale.
Grièvement blessé en 1813 à la bataille de Goldberg, capturé par les Russes, puis libéré grâce à l’avènement de Louis XVIII, il réintègre la maison paternelle avant d’entrer le 1er janvier 1816 dans l’armée royale où il devient lieutenant.
Il participe en 1823 à l’expédition française en Espagne destinée à soutenir le roi Ferdinand VII. Sa santé se détériore, probablement en raison de séquelles de sa blessure de 1813. Présentant des épisodes de confusion mentale, il est opéré du cerveau à Cadix. Il reçoit la Légion d’honneur mais, mis en disponibilité de l’armée, il est interné contre son gré à Charenton en 1826.
Définitivement réformé en 1827, et après quelques mois passés dans sa famille, il est à nouveau interné, pour aliénation mentale, mais cette fois à l’hôpital psychiatrique de Saint-Jean-de-Dieu à Lyon. C’est là qu’il finira ses jours, le 5 novembre 1871. Il semble que, loin d’être assisté par ses proches, il ait été victime de malversations et spoliations, notamment de la part de son frère Charles Théonis.
13 pages et 21 illustrations – résumé : Denise Alexandre
Saint Pierre Chanel, de la Bresse à l’Océanie — Denise Alexandre

Pierre Chanel, né dans une famille paysanne de Montrevel-en-Bresse, est ordonné prêtre en 1827. Il devient père mariste en 1831, puis directeur du petit séminaire de Meximieux en 1832.
Grégoire XVI ayant confié en 1836 l’évangélisation de l’Océanie occidentale aux maristes, Pierre Chanel fait partie de l’équipe missionnaire destinée à cette tâche. Au terme d’un voyage maritime aventureux qui dura plus de dix mois, a lieu le débarquement dans l’île de Futuna.
D’abord bien accueilli, apprenant la langue et soignant les malades, il est peu à peu déconsidéré et finalement mis à mort par le gendre du roi. Mais, peu après, conversions et baptêmes (dont celui de son assassin) se multiplient dans l’île qui, simultanément, sollicite le protectorat français.
Canonisé et proclamé saint patron de l’Océanie en 1954, son journal intime et sa correspondance constituent une source précieuse d’information pour l’histoire locale.
7 pages – 14 illustrations – Généalogie ascendante sur 6 générations
Celui qui t’a bien aimé — Henri Bosson, Françoise Van Wetter

Carte émouvante écrite par Jean-Marie Bosson à Gabrielle Bozon, peu avant son départ pour le front de Champagne d’où il est persuadé qu’il ne reviendra pas.
1 page – 1 illustration – résumé : Michel Henry
Des familles de maîtres de poste — Jean-Luc Boulat

Des familles de maîtres de poste à Saint-Laurent-de-Mure et à Saint-Priest, hameau de la Poste, avec notamment une liste filiative des maîtres de poste de la Croix-Blanche à Saint-Laurent-de-Mure, et de « la poste de Bron » à Saint-Priest.
Ce texte vient en complément de l’article Maîtres de poste : une histoire de famille, paru dans le numéro 151 de .
3 pages – 6 illustrations – résumé : Monique Bonvalle
Une éruption volcanique détectée grâce à un registre paroissial — Georges Jobert

Georges Jobert, ancien directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris, analyse un acte d’état civil rédigé le 27 juillet 1681 par le pasteur de la paroisse de Mens dans le Trièves (38) décrivant un coucher de soleil exceptionnel. Ce phénomène est certainement dû à une éruption volcanique. Est-ce dû à l’éruption d’un volcan en Islande ? Lequel ? L’auteur examine les différentes possibilités.
2 pages – 3 illustrations – résumé : Patrick Martin
Les événements de l’année 1783 :l’explosion du Laki, volcan islandais — Patrick Martin

L’explosion du Laki, volcan islandais, eut lieu en juin 1783. Une dizaine de jours seulement après, un nuage chargé d’aérosols se répandit sur toute l’Europe. Plusieurs récits en Beaujolais, Bourgogne, Dauphiné et Europe du Nord rapportent cet événement concomitant avec des tremblements de terre en Sicile. L’auteur analyse différentes descriptions du phénomène, dont le « brouillard sec ». Les répercutions de cette gigantesque éruption volcanique sur le climat lors des années suivantes (dont 1789, année de la Révolution française) sont étudiées de façon critique.
5 pages – 9 illustrations
Babolat, une société lyonnaise, mondialement connue — Imre Csoka

Babolat, une société lyonnaise, mondialement connue.
Rédaction avec son cheminement, de la lignée agnatique d’Albert Babolat, arrière-grand-père du PDG actuel de cette société.
En complément les quartiers d’une généalogie à partir d’Albert Babolat sur six générations.
3 pages – 5 illustrations – 1 généalogie – résumé : Monique Bonvallet
Généalogie ascendante de Joseph Adalbert BOËL — Jean-Claude Roche

Cette généalogie ascendante de Joseph Adalbert BOËL comporte six générations qui s’étendent du début du XVIIIesiècle à 1937. Les lieux où elle se déroule sont essentiellement situés dans le département de l’Isère entre Grenoble et le début de la région du Trièves (de Grenoble à Monestier-de-Clermont).
2 pages – 5 illustrations- résumé : Fernand Daval
Les moulins à foulon — Alain Schrambach

Après le filage, le tissage et la teinture, les draps de laine étaient déposés dans une cuve pour être foulés, ce qui permettait de resserrer les étoffes et d’éliminer les restes de suint contenus dans la laine.
L’auteur nous décrit la naissance, le fonctionnement et l’évolution de ces machines à fouler, entrainées par des roues hydrauliques, qui ont progressivement remplacé le foulage au pied. Dans une deuxième partie de son article, l’auteur dresse un état des machines qui se sont installées sur les cours d’eau du pays voironnais (la Morge, la Fure, l’Hien, la Bourbre et l’Ainan), entre le XIVe et le XIXe siècle.
5 pages – 12 illustrations – résumé : Michel Henry
L’énigme du fils naturel de Berlioz — Pascal Bey/s

La vie du célèbre dauphinois que fut Berlioz est entièrement connue. De nombreuses biographies ont été écrites et toute sa correspondance a été publiée. Et pourtant on découvre encore des mystères.
La découverte de février 2010 :
Toutes les biographies sur Berlioz – et elles sont nombreuses – indiquent qu’il n’eut qu’un seul fils, Louis, né le 14 août 1834 à Montmartre. Aussi quelle ne fut pas la surprise générale en février 2010, quand un chercheur allemand, Gunther Braam, analysant alors des photographies faites par l’agence Rol réalisées en décembre 1912 lors du pèlerinage de la Fondation Berlioz à la maison de Montmartre, y découvrit un homme appelé sur deux clichés : « Mr Berlioz, fils naturel de Berlioz ».
2 pages 1/2 – 6 illustrations – résumé : Anne Bojon
Une ascendance inédite de Lamartine (Il) — Bertrand Guyot

La première partie de cette étude a été consacrée à l’ascendance Monteillet de l’épouse de l’arrrière-grand-père paternel de Lamartine et elle a prouvé que les Monteillet et les familles alliées Chapais et Bruyère étaient originaires de Crest en Dauphiné.
Le préambule de cette seconde partie rappelle des éléments marquants de l’histoire de Crest : lutte entre les catholiques et les protestants, présence de nombreux artisans et marchands œuvrant dans le textile.
D’origine modeste et composée essentiellement d’artisans, la famille Monteillet rejoint le milieu bourgeois par l’alliance de l’un de ses membres avec la fille d’un grand marchand Bruyère. À l’opposé, les généalogies des familles Chapaix (Chapais) et Bruyère concernent d’importantes familles bourgeoises comportant plusieurs branches à Crest puis à Lyon. Une généalogie détaillée est fournie pour la famille Bruyère très représentée parmi les marchands et les juristes à Crest. Plusieurs descendants de cette famille arrivent à Lyon dans la seconde moitié du XVIIe siècle où ils contribuent à la période florissante des marchands drapiers.
8 pages – 12 illustrations – 1 encadré – résumé : Denis Serve
La tragédie d’un « enfant du siècle » (Il) — Jean Benoist

L’article retrace la destinée tragique d’Adolphe Louis Timoléon de Gratet Dupré, né en 1795 à Meudenin, alors hameau de la Bâtie-Montgascon (38). Appartenant à une famille aisée, descendante des marquis de Dolomieu, il est admis à l’École militaire de Saint-Cyr et s’engage à dix-huit ans dans l’armée impériale.
Grièvement blessé en 1813 à la bataille de Goldberg, capturé par les Russes, puis libéré grâce à l’avènement de Louis XVIII, il réintègre la maison paternelle avant d’entrer le 1er janvier 1816 dans l’armée royale où il devient lieutenant.
Il participe en 1823 à l’expédition française en Espagne destinée à soutenir le roi Ferdinand VII. Sa santé se détériore, probablement en raison de séquelles de sa blessure de 1813. Présentant des épisodes de confusion mentale, il est opéré du cerveau à Cadix. Il reçoit la Légion d’honneur mais, mis en disponibilité de l’armée, il est interné contre son gré à Charenton en 1826.
Définitivement réformé en 1827, et après quelques mois passés dans sa famille, il est à nouveau interné, pour aliénation mentale, mais cette fois à l’hôpital psychiatrique de Saint-Jean-de-Dieu à Lyon. C’est là qu’il finira ses jours, le 5 novembre 1871. Il semble que, loin d’être assisté par ses proches, il ait été victime de malversations et spoliations, notamment de la part de son frère Charles Théonis.
Jacques Veiret, de Sainte Blandine — Georges Richard

Procès-verbal du décès d’un jeune soldat français originaire de Sainte-Blandine (38) mort d’une pleurésie en Italie, près de Voghera, durant les guerres napoléoniennes (18.12.1809). Le document, très détaillé, est une copie figurant dans les registres communaux d’état civil de Sainte-Blandine. Sa généalogie ascendante sur cinq générations est jointe à l’article.
4 pages – 8 illustrations – résumé : Denise Alexandre
Joseph Déchelette et la guerre de 1914– Bernard Chazelle

Biographie succincte de Joseph Déchelette, conservateur du musée de Roanne puis des Antiquités et objets d’art du département de la Loire, et membre de très nombreuses sociétés savantes. Son rôle lors de la mobilisation en 1914 en tant que commandant d’une compagnie est la partie de sa vie qui est beaucoup plus détaillée dans ce texte.
Quelques lignes sur son oncle, Gabriel Bulliot, qui consacra 30 ans de sa vie à l’étude du site archéologique de Bibracte, et qui initia Joseph Déchelette à sa passion pour l’Antiquité.
2 pages – 4 illustrations – résumé : Monique Bonvalle
Savel, un village englouti — Anne Bojon

En majeur partie navigable, le barrage de Monteynard, long de 16 kilomètres et d’une superficie de plus de 650 hectares, est aujourd’hui une base de loisirs très recherchée.
Que l’on soit randonneur, pêcheur, véliplanchiste ou doux rêveur, chacun peut ici dénicher un lieu propice à l’exercice de son sport favori.
Mais ces activités énergétiques, touristiques et sportives ne doivent pas occulter le souvenir du village de Savel dont quelques murs ruinés gisent au fond du lac.
1 page – 3 illustrations
Et nos rubriques habituelles
/ Questions
Réponses
Vu sur le Net
Vie des associations
Bibliographie et revue de Presse
Courrier des Lecteurs
Feuilletez la revue complète en format PDF. Cette opération est réservée aux abonnés a la revue Généalogie et Histoire du CEGRA connectés dans leur compte.
Pour les adhérents d’une association membre du CEGRA abonnez vous par le biais de celle-ci, sinon utilisez le formulaire correspondant
Pour disposer de la Revue en format papier haute qualité, utilisez le bon de commande
