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Découverte du canal du Forez — Patrick Marteau

L’auteur nous brosse un rapide aperçu de l’histoire et des fonctionnalités du canal, qui s’étend du barrage de Grangent à la Bâtie d’Urfé.
Deux personnages ont permis cette réalisation, commencée en 1863 et achevée en 1914 : Jean-Gilbert-Victor Fialin, duc de Persigny, le politique, et Auguste Graeff, l’ingénieur.
L’usage du canal est essentiellement aujourd’hui une réserve d’eau permettant de satisfaire les besoins agricoles d’arrosage et les besoins en eau potable des communes s’étendant le long de son parcours. Aussi ce canal est-il toujours entretenu avec attention.
3 pages et 8 illustrations – résumé : Michel Henry
Au coeur de la Fabrique » (II) — Jean Benoist

La première partie publiée dans G&H n° 175 nous a plongé dans le monde des canuts par le biais de l’activité de Jean Jacquet, d’origine rurale. Nous le retrouvons ici chef d’atelier, subissant la crise de la soierie vers 1850, aidé par son fils Paul Marie, également tisseur, et marié en 1856 avec Marie Verdier dont il a un fils Jean, né en 1858. Poursuivant avec difficulté le travail artisanal de son père, Paul Marie Jacquet est un travailleur résigné soumis aux contraintes économiques pesant sur la soie naturelle.
L’auteur décrit avec minutie la démarche des négociants lyonnais délocalisant les usines dans la campagne du Nord-Isère pour profiter d’une main d’œuvre abondante et docile.
Nous suivons alors les choix professionnels de Claude Pierre Perrin, natif de La Tour-du-Pin et d’origine modeste. Après trois ans d’apprentissage du métier de tisseur, il reste peu de temps ouvrier à Lyon et il choisit de travailler dans une usine de tissage en milieu rural avec un emploi de contremaître puis de représentant. Fixé à La Bâtie-Montgascon, Claude Pierre épouse en 1854 Marine Gratel-Dupré, fille du maire du village, sa lointaine cuisine descendante de notables fonciers. Suite à la faillite de son patron, Claude Pierre revient à Lyon où sa fille Mathilde Perrin épouse en 1883 Jean Jacquet, né en 1858, alors employé d’une maison de tissage. Dans l’espoir d’accéder à un meilleur statut, Jean Jacquet devient tisseur à façon, fabricant de mousseline à Tarare, puis en 1901, il loue une usine de tissage à Cour-la-Ville où il connaît la faillite au bout de 14 mois, victime de facteurs économiques et personnels. Jean Jacquet, façonnier vaincu, se retrouve aussi pauvre que l’avait été son grand-père Jean et il meurt prématurément à 49 ans en 1908.
Les quatre couples principaux de ces deux articles illustrent la physionomie d’une époque, de ses tensions et de ses changements.
Les colporteurs fleuristes de l’Oisans — Patrick Armand

Au XIXe siècle apparaît, en Oisans, à Venosc et dans quelques hameaux voisins, une catégorie particulière de colporteurs. Ils ne portent pas sur leur dos, dans des balles, les produits qu’ils souhaitent vendre dans les régions voisines. Non. Ils sont de véritables « voyageurs-négociants » de fleurs ou d’autres plants, produits dans diverses régions de France et commercialisés, sur catalogue, en territoire français et à l’étranger.
1 page, 3 illustrations – résumé : Patrick Armand
Louis Juillet Buherne,bagnard en Nouvelle-Calédonie — Yvan Le Groumellec

Dès l’âge de 18 ans il commet des vols, puis se marie avec Anne Chambard. Il mène une vie normale de « tamisier » jusqu’en 1878 où il perd ses deux filles et recommence à voler. Anne retourne chez ses parents pendant que son époux cumule les peines d’emprisonnement jusqu’en 1885. Deux filles et un garçon reconnu par Louis Juillet naîtront pendant cette période. Le 27 mai 1887 Louis-Juillet est arrêté pour vol qualifié et sera condamné comme récidiviste à six ans de travaux forcés et à la relégation en Nouvelle-Calédonie. Son épouse vit alors comme servante (concubine aussi) chez un propriétaire nommé Gestraud.
Le 6 décembre 1887, il est embarqué sur le thonier « le Magellan », direction le bagne de « La Foa » à 100 kilomètres de Nouméa. Il exercera les tâches de bouvier sous le numéro de bagnard 3647.
Louis-Juillet sera un bagnard animé d’un esprit d’évasions. Entre mars 1889 et avril 1894, par trois fois évadé, il sera repris et écopera à chaque fois d’une prolongation de peine.
En France son épouse donnera naissance à des enfants qui porteront le nom de Buherne sans qu’il en soit le père.
Louis-Juillet connu 19 ans de vie de travaux forcés, durs et pénibles. Le 31 janvier 1906, il est accepté à la relégation individuelle et travaillera libre comme journalier chez des propriétaires terriens.
Il décédera le 14 décembre 1923 à l’hôpital militaire de Nouméa.
Une partie de sa descendance par une de ses filles, non mariée, vit aujourd’hui dans le Dauphiné.
9 pages, 8 illustrations et une généalogie – résumé : Denis Serve
Pierre de Gratet,dernier seigneur de Granieu — André Devaux

Louis-Juillet Buherne est né en 1848 à Marcillac-Lanville (Charente).
Ce texte est le fruit de recherches méticuleuses sur la famille Gratet, et particulièrement des différents Pierre de Gratet et des différentes Laurence de Gratet, filles légitimes ou bâtardes. Seules des recherches dans les nombreux documents d’archives conservés à Grenoble permettent de réparer les erreurs commises par des généalogistes de renom, dont Louis-Pierre d’Hozier dans son Armorial général de la France de 1868.Mais pendant combien de temps encore les erreurs ne seront pas corrigées sur des sites comme Geneanet où trop d’internautes se contentent de recopier les données et malheureusement propagent de manière incontrôlée les erreurs.
4 pages et 5 illustrations – résumé : Patrick Martin
Savoyards des Hurtières en Nouvelle-Calédonie — M.C. Motin & V. Andreys

Terrible conséquence d’un geste criminel commis en 1879, un Savoyard de Saint-Alban des Hurtières se retrouve prisonnier au bagne de Boural en Nouvelle-Calédonie proclamée colonie française en 1853. Jamais il ne reverra sa Savoie natale mais une de ses filles y fera souche.
1 page et demie et 2 photos – résumé : Patrick Martin
Les guillotinés lyonnais de la Révolution française — Lyon 93

Exemple de recherches par l’association Lyon 93 de descendants des guillotinés de la Révolution française exécutés à Lyon. Association qui compte à ce jour près de 400 adhérents et plus de 450 victimes répertoriées. L’exemple dont il est question dans cet article est celui d’Abel Antoine Clapperon de Milieu, né à Anjou (Isère).
2 pages, 4 illustrations et une généalogie – résumé : Monique Bonvallet
Panorama d’erreurs insolites dans des actes de mariage — Denis Serve

L’auteur attire l’attention sur deux types d’erreurs insolites relatives à l’identité de l’un des époux susceptibles d’exister dans des actes de mariage célébrés de 1793 à 1880 environ. L’erreur la plus fréquente est celle où l’un des deux époux est affublé des prénoms et date de naissance d’un membre de sa fratrie, cas illustré avec deux exemples. L’autre type d’erreur plus exotique est associé à l’usurpation de l’identité d’une personne étrangère à la famille d’un des conjoints.
En conclusion, l’acte de mariage, pièce centrale de toute généalogie, peut éventuellement contenir des données erronées, plus particulièrement dans le premier tiers du XIXesiècle.
2 pages et 2 illustrations – résumé : Denis Serve
Les enfants trouvés au XVIIIe siècle — Denise Rivory

Cet article nous rappelle les rôles respectifs de l’Hôtel-Dieu et de l’hospice de la Charité de Lyon pour l’accueil des enfants abandonnés dans cette ville. Au XVIIIe siècle, l’abandon des enfants (légitimes et illégitimes) est un phénomène de grande ampleur à Lyon mais il s’observe également dans les campagnes autour du Pilat, fait attesté par les registres paroissiaux. Le suivi des enfants abandonnés est consigné dans des registres bien conservés qui permettent de retracer la vie d’un enfant depuis son dépôt jusqu’à sa majorité. L’auteur évoque les procédures de suivi du placement des très jeunes enfants chez des parents nourriciers dans la campagne, puis de leur apprentissage dans des fermes ou chez des artisans avec un contrat établi par l’Hôtel-Dieu. L’article s’achève avec une note d’optimisme en évoquant le mariage de certains enfants trouvés ayant survécu à une enfance difficile et prêts à fonder une famille.
3 pages et 5 illustrations – résumé : Denis Serve
Du danger de sonner les cloches — Patrick Martin

Faut-il ou ne faut-il pas sonner les cloches pendant un orage ? Telle est la question que l’on commence à se poser au XVIIIe siècle suite à de nombreux décès de sonneurs de cloches. L’invention du paratonnerre conciliera croyances et sciences.
1 page et 1 illustration – résumé : Patrick Martin
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