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Résumé GH188

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2020/2021 sont les années du 150e anniversaire de la guerre de 1870. Des monuments commémoratifs ont été érigés sur les lieux de bataille, sur les places publiques ou dans les cimetières. Sept d’entre eux concernant les départements des associations généalogiques du CEGRA sont présentés dans les deux pages de couverture de ce numéro 188.

Claude Chana, l’épopée d’un français qui a fondé la ville d’Auburn en Californie, au milieu du XIXesiècle. Sa région d’origine est incertaine pour nombre d’historiens qui n’ont pas su trancher. Cet article tente d’y répondre, et relate le voyage de ce pionnier qui a le sens des affaires et se montre très actif, et sa vie en Californie où il mourra à l’âge de 70 ans, ruiné.

La seigneurie d’Oingt, dont les traces les plus anciennes datent du Xesiècle, s’étendait sur une bande d’environ 30 km, des portes d’Anse jusqu’aux environs de Tarare, sur le pays des Pierres Dorées.
Jusqu’en 1173, les sires d’Oingt, vassaux et alliés de la famille de Beaujeu, dépendaient essentiellement des comtes de Forez. A partir du partage du Lyonnais et du Forez, la seigneurie d’Oingt passe sous la suzeraineté de l’Église de Lyon. Elle constituait un véritable petit état féodal. Les sires d’Oingt surent se faire apprécier par les puissants comme par les faibles en évitant les incessants conflits que l’on voyait ailleurs.

Nommé évêque et comte de Die en 1687 par le Roi Louis XIV, Mgr Armand de Montmorin se plaint ultérieurement que noble Pierre de Tarnesieu, doyen de la cathédrale de Die ait occupé plusieurs fois en son absence la place vide joignant leurs sièges respectifs dans cette cathédrale.
Dans un acte notarié rédigé à Vienne en 1691, le susdit doyen expose qu’il a toujours obéï à un arrêté de sa majesté royale concernant ce problème de siège et qu’il a suivi l’usage observé dans les cathédrales de Vienne et de Valence ; en conséquence, il prie humblement Mgr l’évêque de Die de ne pas lui imposer une condition plus désavantageuse que celles admises dans les autres cathédrales.

L’auteur relate un conflit ayant opposé de 1781 à 1783 le noble Guyot de Mascrany, seigneur de la Bussière près de Tarare,au clergé et aux fabriciens de l’église paroissiale de Tarare dans laquelle le dit seigneur revendiquait le droit d’avoir un banc réservé dans le chœur de l’église.
Le seigneur de la Bussière intente une procédure judiciaire contre les fabriciens (en majorité des bourgeois aisés) qui lui opposent un argumentaire s’appuyant sur la jurisprudence. Ces fabriciens reçoivent un appui décisif du prieur de Tarare (issu d’une famille noble) représenté par un procureur auteur d’un mémoire contestant les prétentions abusives du sieur de Mascrany (n’habitant pas à Tarare) qui est finalement débouté de ses demandes.
La victoire des fabriciens illustre la puissance croissante de la bourgeoisie de Tarare pour faire valoir ses droits face à l’ancienne noblesse juste six ans avant la Révolution de 1789.

Ce texte est le journal écrit par un ouvrier, originaire de Montbrison, en partie en Allemagne et après son retour en France. Dans le cadre du Service du travail obligatoire (STO), en avril 1943, Maurice Vaudoire est réquisitionné et transféré en Allemagne où il arrive à Stettin, puis il est dirigé vers une usine d’aviation où il travaille jusqu’en avril 1944. Le récit évoque l’hébergement dans un camp, les nombreux bombardements de jour et de nuit, la nourriture et les rares distractions. Durant 3 mois, il est affecté dans une autre usine, puis en juillet 1944, il est ramené dans la première usine. Le travail est alors plus fatiguant (72 h par semaine), l’hiver est très rigoureux en janvier et février 1945. Au début de mars, il s’avère impossible de dormir par suite des bombardements fréquents de l’aviation russe, l’évacuation de Stettin et du camp de Maurice a lieu le 6 mars 1945. Il relate alors le début de la longue et pénible marche devant assurer le retour en France en compagnie de quelques camarades : chute de neige, menace des avions russes mitraillant les colonnes de réfugiés. Il complète son carnet de voyage en évoquant les camps de discipline où étaient internés les individus reconnus coupables pour manquement dans le travail. Les détenus y vivaient sous une constante terreur et devaient travailler 17 h par jour, la moindre défaillance étant sanctionnée par une prolongation de la peine. Finalement, après avoir marché durant de nombreux jours, Maurice a parcouru 500 km pour aller de Stettin à Brunswick près de Hanovre. C’est dans cette ville qu’il est récupéré par les troupes américaines et que son rapatriement en France se fait en train via la Belgique.

Une mystérieuse épitaphe sur une tombe au cimetière Saint-Roch de Grenoble, des investigations pour en savoir plus…, et la découverte d’une tragique histoire : la mort de six enfants âgés de 7 mois à 7 ans, en l’espace de onze jours, en 1832.
Les familles Giraud et Mayr de Baldegg sont les parents de ces six enfants, morts de la rougeole, les deux mamans étant sœurs.
Quelques éléments généalogiques complètent le texte de ce triste évènement.

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